Désolé, cher lecteur, pour cette introduction un tantinet longuette. Mais d’une part, je fais ce que je veux et dans un second temps, toi même tu sais à quel point j’aime Kid Cudi. Je suis un fan inconditionnel du rappeur de Cleveland et même après son exécrable pseudo hommage au grunge, il n’a cessé d’avoir une place entièrement dédiée à lui au fond de mon petit coeur (c’est mignon n’est-ce pas?) J’ai toujours eu comme espoir secret qu’il nous revienne un jour. Qu’il fasse appel aux bonnes personnes et sorte de la dépression pour nous pondre un véritable chef d’oeuvre…Et bien mes amis, ce jour est enfin arrivé!

Passion pain & demon slayin' est tout ce que Cudder sait faire de mieux. Torturé, planant, vaporeux, trippant, jouissif!

Il s’est enfin rappelé que l’union fait la force et s’est ici entouré de nombreux et talentueux producteurs. Plain Pat et Dot Da Genius y marquent d’ailleurs leurs grand retour! (pour ceux qui l’ignorent, ils ont entre autres signés les excellents Day N Night ou encore Revofev!) A l’instar des deux Man On The Moon, passion pain & demon slayin' nous narre un long voyage introspectif, séparé en quatre actes distincts. Les thèmes abordés ici sont la dépression, pour laquelle il fut même interné (Wake Up Mr West!) et la prise de drogues… C’est sombre, c’est torturé, et les instrus sont du même acabit que les lyrics . Hormis Kitchen, By Design, en feat avec André 3000 et Surfin’, le single de l’album signé Pharell Williams, l’album est une ode à la mélancolie (Distant Fantasies ressemble d’ailleurs à l’allégorie sonore d’un bad trip).

J’aurai misé gros sur un featuring avec Kanye West mais quenéni! (sont-ils vraiment en froid ou gros coup de buzz?) Il ne s’est pas privé cependant pour faire appel en plus des sus-cités, à son ami de toujours et surdoué, Travis Scott et à la jeune Willow Smith venue faire les choeurs sur Rose Golden.

S’éloignant toujours plus de hip hop (mais hormis ses premières tapes, a-t-il un jour vraiment baigné dedans?) Kid Cudi délaisse aussi le rock (tant mieux?) pour une pop electro, plus froide et teinté de new wave.

S’achevant par le joyeux et festif, Surfin’, est-ce une manière qu’à Cudi de nous dire: « Je vais mieux, ne vous en faites plus pour moi »? Espérons-le! Quoi qu’il en soit: « Scott, merci! »

Et pour ceux qui douteraient de mes propos dythirambiques, écoutez: Swim In The Light, Releaser et Kitchen et prenez votre ticket, direction: la lune